Zambie 2026 : ce que joue vraiment Hakainde Hichilema dans cette élection
Cinq ans après avoir mis fin à vingt années d’attente politique en accédant à la présidence, Hakainde Hichilema se présente ce jeudi devant les électeurs zambiens pour un second mandat, dans un climat bien différent de celui de son triomphe de 2021. L’euphorie de l’alternance a laissé place à un débat plus classique sur le pouvoir d’achat, l’inflation et la gestion de la dette publique.
Face à lui, une opposition fragmentée en treize candidatures, sans figure capable de rééditer la dynamique unitaire qui avait porté Hichilema au pouvoir face à Edgar Lungu. Cette dispersion des voix pourrait paradoxalement jouer en faveur du président sortant, malgré un mécontentement social bien réel sur le coût de la vie.
Au-delà du scrutin lui-même, c’est la solidité des institutions zambiennes qui est scrutée : qualité du processus électoral, indépendance de la commission en charge du scrutin et capacité du pays à organiser une passation de pouvoir apaisée, qu’elle profite ou non au sortant. La Zambie s’est imposée depuis 2021 comme une référence en matière d’alternance démocratique en Afrique australe, un statut que ce scrutin viendra confirmer ou nuancer.
Les résultats définitifs, attendus dans les prochains jours, détermineront si le pari de la continuité l’emporte sur la lassitude économique.
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