Corridor de Lobito : l’AFC vise un closing financier d’ici fin 2026 malgré les doutes sur le soutien américain
Le corridor de Lobito, méga-projet ferroviaire reliant la République démocratique du Congo, la Zambie et l’Angola à l’océan Atlantique, traverse une zone de turbulences. Les récentes déclarations de Donald Trump laissent planer le doute sur le maintien du soutien financier américain à ce projet, initialement porté comme une alternative stratégique aux routes d’exportation minière contrôlées par d’autres puissances.
L’Africa Finance Corporation maintient le cap
Malgré cette incertitude, le patron de l’Africa Finance Corporation (AFC), Samaila Zubairu, assure viser un closing financier au plus tard fin 2026. Cette déclaration se veut un signal de confiance envoyé aux investisseurs, alors que le corridor de Lobito est présenté par ses promoteurs comme l’un des projets d’infrastructure les plus stratégiques du continent pour désenclaver la ceinture de cuivre d’Afrique centrale et australe.
Un enjeu de souveraineté logistique pour trois pays
Pour la RDC, la Zambie et l’Angola, ce corridor représente bien plus qu’une simple infrastructure ferroviaire : il s’agit de réduire la dépendance aux corridors sud-africains et de raccourcir considérablement les délais d’exportation du cuivre et du cobalt vers les marchés mondiaux. Le sort de ce projet dépendra désormais de la capacité des partenaires africains à sécuriser d’autres sources de financement, si l’engagement américain venait effectivement à se réduire.
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