Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 222 milliards FCFA de droits de transit engrangés par Yaoundé en cinq ans
Yaoundé/N’Djamena — Bien plus qu’un simple oléoduc, le pipeline Tchad-Cameroun demeure l’une des infrastructures économiques les plus stratégiques d’Afrique centrale. Depuis sa mise en service en 2003, il permet au pétrole tchadien de traverser le territoire camerounais avant d’être exporté depuis le terminal de Kribi.
Selon des données relayées ces dernières heures, le Cameroun a perçu entre 2020 et 2025 environ 222,2 milliards de francs CFA de droits de transit, soit une moyenne de près de 37 milliards par an. À la seule fin du mois de mai dernier, 15,1 milliards supplémentaires avaient déjà été encaissés au titre de l’année en cours.
Pour Yaoundé, l’intérêt de ce corridor logistique est d’abord financier, mais il revêt également une dimension géopolitique majeure. Le pipeline consolide la position du Cameroun comme point de passage incontournable pour un pays enclavé comme le Tchad, dont l’essentiel des exportations pétrolières transite par cette voie longue de plus de 1 000 kilomètres.
Cette infrastructure, portée à l’origine par un consortium international, illustre l’enjeu que représentent les corridors logistiques transfrontaliers pour les pays enclavés d’Afrique centrale, qui dépendent largement des infrastructures de leurs voisins côtiers pour accéder aux marchés internationaux.
Discover more from Kompas Actu
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
