CAMEROUN : LES CINQ ENSEIGNANTS ENLEVÉS À WUM RETROUVENT LA LIBERTÉ
Les cinq membres du personnel enseignant de l’École normale d’instituteurs de l’enseignement général (ENIEG) de Wum, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, ont retrouvé la liberté ce jeudi 10 septembre, deux jours après avoir été enlevés lors d’une attaque armée. L’assaut, survenu le 8 septembre alors que le préfet du Menchum effectuait une tournée d’évaluation de la rentrée scolaire, avait coûté la vie au commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase, tué par des tirs à proximité de l’établissement.
Les circonstances exactes de la libération de la directrice de l’établissement et des quatre autres enseignants restent, à ce stade, inconnues : aucune autorité n’a communiqué publiquement sur les modalités de leur retour. Le gouverneur de la région, Adolphe Lele Lafrique, avait qualifié l’attaque d’« acte barbare » et annoncé le déploiement des forces de défense et de sécurité pour retrouver les assaillants et obtenir la libération des otages.
Si cette libération soulage les familles et la communauté éducative de Wum, elle ne referme pas le dossier sécuritaire plus large qui pèse sur les régions anglophones. Les établissements scolaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest restent régulièrement exposés à ce type d’incidents depuis le début de la crise anglophone, un risque de recrudescence des violences autour de la rentrée 2026-2027 ayant d’ailleurs été anticipé quelques jours plus tôt par des organisations spécialisées dans l’analyse des conflits.
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