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Sports

Cameroun : la réélection de Samuel Eto’o à la FECAFOOT sous la menace du TAS

Samuel Eto'o

Le Tribunal arbitral du sport a rendu, le 5 mai 2026, une décision qui continue de faire trembler les murs de la Fédération camerounaise de football. Le recours de l’Association camerounaise des arbitres de football contestant la réélection de Samuel Eto’o à la présidence de la FECAFOOT a été déclaré recevable — une première depuis l’arrivée de l’ancien attaquant du FC Barcelone à la tête de l’instance. Cette recevabilité n’est pas un jugement sur le fond, mais elle ouvre une brèche dans l’édifice institutionnel qu’il a bâti depuis 2021.

Une réélection sans adversaire, mais déjà contestée

Le 29 novembre 2025, Samuel Eto’o avait été réélu à la tête du football camerounais avec 85 voix sur 87, sans concurrent face à lui — un plébiscite en apparence, mais contesté dans les coulisses dès l’origine. Le TAS a jugé que le communiqué n°7 de la Commission électorale de la FECAFOOT, publié le 13 septembre 2025 et récapitulant les résultats des élections aux instances départementales et régionales, constituait bien une « décision » susceptible de recours au sens du code d’arbitrage sportif. Les juges lausannois ont également estimé que les voies de recours internes avaient été épuisées, rendant l’appel de l’ACAF pleinement recevable. La fédération dispose de vingt jours pour déposer son mémoire en défense.

Un édifice institutionnel sous pression multiple

Ce contentieux s’ajoute à une série de dossiers qui fragilisent progressivement la présidence Eto’o : une condamnation de la FECAFOOT par le TAS en mars 2026 dans l’affaire l’opposant au Syndicat national des footballeurs du Cameroun, ainsi qu’une sanction disciplinaire infligée par la CAF au président fédéral après des incidents survenus lors du quart de finale Maroc-Cameroun de la CAN 2025. Le litige avec les arbitres trouve son origine dans une grève de l’ACAF lancée en avril 2025 pour réclamer le paiement d’indemnités dues, qui avait débouché sur l’exclusion de leur association du processus électoral au profit d’une structure concurrente.

Si le TAS venait à conclure, sur le fond, que cette exclusion était contraire aux règles applicables et qu’elle a eu une incidence déterminante sur le scrutin, c’est la légitimité même de la réélection de Samuel Eto’o qui pourrait être remise en cause. À ce stade, aucune décision définitive n’a encore été rendue et l’ancien international camerounais reste en poste, mais la gouvernance du football camerounais traverse l’une de ses périodes les plus incertaines depuis son arrivée à la tête de la fédération.


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