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Ebola : le Kenya confirme un troisième cas, l’épidémie de la RDC dépasse 4 300 morts

Le Kenya a confirmé vendredi 16 octobre 2026 un troisième cas d’Ebola sur son sol. La patiente, une femme de 65 ans, est une proche parente des deux premiers malades et se trouvait déjà en quarantaine. Les autorités sanitaires kényanes assurent que le risque pour la population reste faible, alors que l’épidémie de souche Bundibugyo continue de frapper durement la République démocratique du Congo.

Un cas détecté en quarantaine

Selon le ministère kényan de la Santé, la patiente était placée en quarantaine depuis le 6 octobre en tant que contact direct. Elle a développé de la fièvre, des maux de gorge et un état de malaise, ce qui a conduit à son isolement et à des tests. Ses prélèvements se sont révélés positifs au Laboratoire national de référence en virologie et à l’Institut kényan de recherche médicale (KEMRI).

Le directeur général de la Santé, Patrick Amoth, a indiqué qu’elle a été transférée dans une unité de maladies infectieuses où elle reçoit des soins de soutien. Le ministère souligne que ce diagnostic précoce améliore ses chances de guérison.

Une chaîne de transmission familiale

Le premier cas kényan, un homme d’affaires d’une quarantaine d’années, était tombé malade en RDC, où il avait été soigné. Il avait ensuite rejoint Kampala par la route, avant de prendre l’avion pour Nairobi le 3 octobre. Hospitalisé, il est décédé le 5 octobre, selon le ministre de la Santé, Aden Duale. Le deuxième cas, un parent de 39 ans, a été confirmé mercredi 14 octobre alors qu’il était en quarantaine ; son état est jugé stable.

Sur 130 contacts identifiés, 127 ont été retrouvés et placés en quarantaine. Les recherches se poursuivent pour localiser les trois derniers. Le ministère affirme qu’aucune transmission communautaire n’a été mise en évidence à ce stade.

La RDC face à sa pire épidémie

Le foyer d’origine reste la RDC, qui a déclaré en mai sa 17e épidémie d’Ebola. D’après les autorités sanitaires congolaises relayées par le quotidien sud-africain IOL, la souche Bundibugyo a infecté 9 066 personnes et causé 4 381 décès. L’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie urgence de santé publique de portée internationale. Il n’existe toujours ni vaccin homologué ni traitement spécifique contre cette souche, les outils disponibles ayant été conçus pour la souche Zaïre.

Dans la province de l’Ituri, à Bunia, les équipes sanitaires multiplient les campagnes de sensibilisation et les visites à domicile pour convaincre les malades de consulter. La peur et la désinformation ont désorganisé les soins : les décès maternels y sont passés d’environ trois à près de cinq par semaine. L’UNICEF a ouvert douze garderies rattachées aux structures de santé pour accueillir les enfants séparés de parents hospitalisés. Ailleurs, l’activité des groupes armés et le manque de financements freinent la riposte.

Vigilance régionale renforcée

L’Ouganda voisin, qui avait recensé une vingtaine d’infections, presque toutes chez des voyageurs venus de RDC, et deux décès, a été déclaré exempt d’Ebola en août. Le parcours du premier patient kényan, passé par la route et par l’aéroport, rappelle toutefois combien les déplacements régionaux compliquent la surveillance. Les prochains jours, correspondant à la période d’incubation des contacts suivis, seront déterminants pour savoir si le Kenya parvient à circonscrire ce foyer familial.

Sources : IOL ; The Standard (Kenya) ; AllAfrica ; AllAfrica / Le 360 Afrique.

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