Le FMI table sur une croissance de 4,3 % pour l’Afrique subsaharienne en 2026
Dans ses dernières Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une croissance régionale d’environ 4,3 % à 4,5 % en 2026, un rythme que la région n’avait plus connu depuis dix ans. Cette accélération s’explique à la fois par des facteurs extérieurs favorables et par des politiques économiques jugées plus judicieuses dans plusieurs des principales puissances économiques du continent.
Une révision à la baisse, mais une trajectoire qui reste positive
Le FMI a toutefois légèrement revu ses prévisions par rapport à ses estimations de janvier, sous l’effet des tensions internationales et notamment des répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les économies africaines. L’institution table désormais sur un rebond à 4,4 % en 2027, avec une inflation médiane qui devrait reculer à 3,9 % d’ici la fin de cette même année, portée par le repli des cours mondiaux des denrées alimentaires et du pétrole.
La Guinée en tête, portée par Simandou
Neuf économies africaines, dont le Rwanda, le Bénin, le Niger et la Guinée, devraient afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % sur la période 2025-2027. La Guinée se distingue tout particulièrement grâce à l’entrée en production du gisement de fer de Simandou, l’un des plus grands projets miniers au monde, porté par le sidérurgiste chinois Baowu. Le FMI estime que ce seul projet pourrait faire progresser le PIB guinéen de 26 % d’ici 2030, entraînant dans son sillage tout un corridor ferroviaire de 600 kilomètres.
Ces chiffres confirment une tendance de fond : malgré un contexte mondial incertain, l’Afrique subsaharienne conserve l’une des trajectoires de croissance les plus dynamiques au monde, à un rythme comparable à celui de l’Asie.
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