RDC : un accord de désarmement des FDLR-Foca salué mais jugé insuffisant par la communauté internationale
La signature d’un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par une faction des FDLR-Foca constitue une étape importante dans la recherche d’une solution au conflit qui déchire l’est de la République démocratique du Congo. Mais pour le Groupe de contact international sur les Grands Lacs (ICG), présidé par la France et réunissant notamment le Royaume-Uni, le Canada, l’Allemagne, la Suède et les États-Unis, elle ne constitue pas encore une victoire.
Dans un communiqué, l’ICG salue l’accord annoncé le 28 juillet par Kinshasa tout en appelant les autorités congolaises à élaborer rapidement un plan opérationnel assorti d’un calendrier réaliste. Le message se veut clair : un protocole signé ne désarme personne à lui seul. Le véritable enjeu, selon le groupe de contact, commence désormais : transformer l’engagement politique en neutralisation effective des combattants sur le terrain.
Ce dossier s’inscrit dans la longue séquence de tentatives de pacification de l’est congolais, région minière stratégique où se croisent groupes armés locaux et étrangers, intérêts économiques et rivalités régionales. La prudence affichée par les partenaires internationaux reflète l’expérience accumulée de précédents accords restés lettre morte, faute de mise en œuvre concrète sur le terrain.
Les prochaines semaines diront si Kinshasa parvient à donner corps à ce protocole, dans un contexte où la stabilisation de l’Est congolais conditionne aussi la relance des grands projets d’infrastructures et de corridors miniers régionaux.
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