Transport maritime : nouvelle liaison Tanzanie–Émirats et enjeux de résilience portuaire en Afrique

L’armateur GT Lines ouvrira à la mi-août un nouveau service maritime reliant Dar es Salaam, en Tanzanie, à Khorfakkan, aux Émirats arabes unis. Baptisée Khorfakkan Tanzania Express (KTX), cette liaison vise à améliorer les échanges entre l’Afrique de l’Est et le Golfe, une région où la demande de connexions maritimes directes ne cesse de croître.
Les ports, maillon nécessaire mais pas suffisant
L’Afrique compte plus de 90 ports actifs et des milliers de kilomètres de côtes, mais ne capte encore qu’une fraction du trafic maritime mondial. Or, un port performant ne garantit pas à lui seul une chaîne logistique efficace : une fois débarquée, la marchandise doit encore franchir les formalités douanières, être stockée, chargée et acheminée vers sa destination finale. C’est tout le corridor, du quai jusqu’au dernier kilomètre, qui conditionne la performance logistique d’un pays.
Le transport routier, toujours dominant et toujours fragile
Le transport routier assure encore plus de 80 % du commerce domestique en Afrique, mais il reste aussi le maillon le plus exposé : dégradation des infrastructures, corridors peu sécurisés, tracasseries douanières, hausse des coûts du carburant et tensions géopolitiques pèsent sur sa fiabilité. Pour les transporteurs, transitaires et distributeurs du continent, la construction de chaînes logistiques réellement résilientes est devenue un sujet aussi stratégique que commercial, bien au-delà de la seule question portuaire.
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