Journée internationale de la jeunesse : la jeunesse camerounaise interpelle sur ses défis
Ce 12 août 2026 marque la 27e édition de la Journée internationale de la jeunesse (JIJ). Au Cameroun, l’événement a été célébré à Yaoundé à travers un « Hang Out » organisé dans la salle de presse du Stade Omnisports, réunissant jeunes, responsables associatifs et représentants du ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec).
Des défis multiples, une même ambition
Placée sous la présidence de M. Luc Valère Nko’o Zeh, représentant du ministre Mouna Foutsou, la rencontre a offert aux jeunes un espace de dialogue et de proposition. Parmi les obstacles évoqués : violences physiques, pesanteurs socioculturelles, harcèlement numérique, diffusion de contenus intimes sans consentement, fracture numérique, accès limité aux opportunités et migration irrégulière.
Suzanne Bil’oo Meye, responsable du Réseau camerounais pour l’autonomisation des femmes et des filles, connue sous le nom de « Mami Google », a particulièrement insisté sur les défis spécifiques rencontrés par les jeunes filles, exposées de manière disproportionnée à ces risques.
Les jeunes, force de proposition
Le Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), représenté par son trésorier général Forcha Glen Beloa, a rappelé l’esprit de la journée : « Qui de mieux pour parler des jeunes que les jeunes eux-mêmes ? ». Au-delà du constat, souvent préoccupant, les participants ont tenu à se présenter non comme de simples bénéficiaires de politiques publiques, mais comme des acteurs capables de formuler eux-mêmes des solutions concrètes à leurs difficultés.
Cette édition 2026 de la JIJ intervient dans un contexte où la jeunesse représente la majorité de la population camerounaise, un potentiel démographique qui reste conditionné à un accès réel à l’emploi, à la formation et à la protection contre les dérives numériques et les réseaux d’exploitation.
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